Sujets d'Actualité

Gestion active d'un portefeuille de crédits

Traditionnellement les banques avaient une stratégie d’achat et de maintien sur leur portefeuille de créances. La gestion de portefeuille consistait en une sélection méticuleuse de leurs emprunteurs et la seule façon de réduire le risque sur les emprunteurs existants consistait à ne pas garantir des crédits additionnels, ou à négocier un collatéral supplémentaire.

Depuis ces 5 dernières années, la situation a radicalement changé, et suite à de nombreuses innovations, le risque de crédit s’est développé en une matière à elle seule. Le marché du transfert de risque de crédit est devenu à présent comparable aux marchés traditionnels de taux d’intérêt, du change et des produits dérivés sur les matières premières.

Munis d’une large gamme de produits dérivés de crédit, les gestionnaires de portefeuille sont désormais capables de modifier activement le profil de risque de crédit de leurs portefeuilles. Les acteurs du marché peuvent vendre des concentrations de risques de crédit non désirés aux participants du marché cherchant des rendements supplémentaires ou de la diversification.

Analyser remodeler et couvrir activement un portefeuille de crédit exige des connaissances approfondies et des personnes capables de mettre en place des outils performants au sein des institutions financières :

  • Des Analystes pour élaborer l’architecture fonctionnelle et technique appropriée,
  • Des solutions de type "datawarehouse" pour rassembler les données des portefeuilles (informations sectorielles, informations sur les pays, capacité d’emprunt de l’emprunteur,...),
  • Des modèles quantitatifs (capital économique, stress testing, risque de concentration) pour appuyer l’analyse qualitative du portefeuille,
  • Des équipes de montage et d'exécution des transactions.

Finalyse dispose de nombreuses années d’expérience dans l’implémentation de systèmes avancés de gestion de portefeuille. Nos consultants sont capables de concevoir les modèles de données nécessaires à une gestion active de portefeuille, d’implémenter, analyser et améliorer les outils internes ou du marché les plus avancés. Nous avons également une expérience en analyse des portefeuilles et en identification des possibilités de couverture (analyse de contribution au risque, modélisation des valeurs extrêmes de distributions).

top

Stress Testing du risque de crédit

Le comité BIS sur le système financier global (BCGFS) (2000) définit les "Stress testing" comme – "un terme générique pour décrire les différentes techniques utilisées par les institutions financières pour évaluer leur vulnérabilité potentielle à des évènements exceptionnels mais plausibles".

Les deux mots clés utilisés pour définir un évènement stressant sont  "exceptionnel" et "plausible". Les Stress tests déterminent les effets des évènements exceptionnels (qui sont de faible probabilité) plutôt que d’ordinaires "mauvaises nouvelles". Cependant, alors que les évènements de stress doivent consister en incidents de faible probabilité, ils ne doivent pas être poussés au-delà limites de la plausibilité. La raison en est que des stress tests non plausibles ne fourniraient pas de résultats significatifs sur la robustesse qui permet aux gestionnaires du risque de prévoir des actions correctives.

Cependant, des évènements de stress se sont produits récemment avec une régularité alarmante et alors qu’il n’y a plus de "basse probabilité", leur impact est toujours grave. Depuis les années 90, il s’est produit plus de 10 évènements de stress, avec pour exemples la Guerre du Golfe, la crise asiatique, et la défaillance de la Russie.

Il y a une profonde différence dans le comportement des facteurs de risque lors de conditions normales d’activité et lors de conditions de stress comme les crises financières.

Sous des conditions normales, le comportement des facteurs de risque est relativement moins difficile à prévoir parce que leur comportement ne change pas de manière significative à court et moyen termes. Par conséquent, un comportement futur peut être prédit jusqu’à un certain point à partir des performances passées. La volatilité du rendement des portefeuilles de crédit et l’exigence en fonds propres est ainsi insérée dans le système de Capital économique.

Toutefois, en régime de stress, le comportement des facteurs de risque devient bien plus imprévisible et le comportement du passé n’offre que peu d’aide pour prédire le comportement futur. C’est la raison pour laquelle les gestionnaires du risque ont besoin de quantifier leurs pertes potentielles sous des conditions de stress.

Dans ce contexte, Finalyse aide les banques et autres institutions financières à mettre en place des systèmes de stress testing conformes aux exigences règlementaires, à choisir les méthodologies de calcul appropriées (analyse de scénarios, simulations Monte Carlo, etc.) et à concevoir le reporting aux fins d’information du management.

top

Risque de concentration

Communément accepté comme le plus important facteur de risque de crédit, le risque de concentration est intégré aux procédures de gestion du risque d’un nombre croissant d’institutions financières.  Cette tendance est accentuée par la plus grande attention des législateurs particulièrement dans le contexte de la règlementation Bâle II.

Grâce à son expérience en implémentation de systèmes de capital règlementaire et de capital économique, Finalyse est bien positionné pour permettre aux banques d’obtenir une vision précise de la concentration/diversification de leurs portefeuilles.

Dans de nombreux modèles de portefeuille de crédit ainsi que dans les formules de risque basées sur les ratings internes (IRB), le risque d'un portefeuille de crédit est décomposé en une composante idiosyncratique et en une composante systématique. Le risque idiosyncratique se réduit par la diversification au sein même du portefeuille, alors que la composante systématique du risque de portefeuille est manifeste et seulement en partie diversifiable.

Les systèmes traditionnels et règlementaires du capital présupposent cependant que les portefeuilles de la banque sont d’une fine granularité, et qu’il n’y a qu’une seule source de risque systématique. Il en résulte que le capital peut sous-estimer la véritable exigence de capital (économique). D’autre part, un risque idiosyncratique non diversifié peut apparaître en cas de concentrations matérielles d’exposition sur des noms, secteurs ou régions. En abandonnant le concept d’"ajustement de granularité", le Comité de Bâle a officiellement encouragé la mesure du risque de concentration comme partie du pilier II.  Mesurer et calculer les effets de la seule hypothèse du facteur systématique n’est cependant pas sans importance.

Pionnier dans le conseil et dans l’implémentation de solutions dans le domaine du risque de concentration, Finalyse apporte une large gamme de méthodes et de politiques. Ces procédures incluent la calibration des corrélations de défaillances, la conception de modèles multi-factoriels, et de techniques pour améliorer l’évaluation des contributions au capital. Les systèmes de risque de concentration stratégiquement bien estimés peuvent être reconnus comme faisant la liaison entre les modèles de capital règlementaire et économique.

top

Modèles de Capital économique et Pilier II

De nombreuses institutions financières terminent leur implémentation de l’exigence d’un capital minimal du Pilier I. Mais ont-elles achevé leur implémentation de Bâle II après un temps long et difficile ?

La réponse est non, et la raison en est l’existence du Pilier II (procédure de révision par le superviseur).

En termes de nombres de lignes de règlements, le Pilier II est beaucoup moins étendu que le Pilier I, cependant son impact sur la gestion du risque est nettement plus significative.

La raison est qu’avec le Pilier II, les législateurs obligent les entreprises à prendre elles-mêmes la responsabilité d’évaluer, de mesurer et gérer le risque et la suffisance de capital.

Les institutions financières doivent prouver qu’elles disposent de traitements internes et de systèmes pour mesurer et gérer tous leurs risques : le risque de marché (incluant le risque de taux d’intérêt dans les livres de la banque), le risque de crédit (incluant les risques de concentration et les risques pays), les risques opérationnels, les risques métiers, les risques de liquidité, les risques stratégiques, et le risque de portefeuille dans son ensemble.

Ce fait souligne la conviction de Finalyse selon laquelle la conformité règlementaire doit être examinée dans le contexte d’une importante infrastructure de gestion de la valeur économique à l’échelle de l’entreprise, couvrant l’identification, la mesure, le contrôle, le stockage et la diffusion de l’information sur le risque et la performance.

Finalyse dispose d’une expérience dans l’assistance aux banques pour les exigences du Pilier II et dans le développement et l’implémentation de modèles internes sophistiqués de capital économique.

top

Contact

Pour plus d'information à propos des services de Finalyse dans le domaine du risque crédit, n'hésitez pas à nous contacter.

Tel : +32 2 537 43 73
Fax: +32 2 537 49 10

COR@finalyse.com

 
Finalyse